Taxe sur les biscuits et les confiseries votée en commission, puis rejetée par les députés le 22 octobre 2026 : le sucre est revenu au cœur du débat public cet automne. Au-delà de la bataille budgétaire, une question très concrète se pose à chacun de nous : comment se faire plaisir au goûter sans exploser les repères de sucre ? La réponse est peut-être… dans un bol de graines et d’amandes.
Ce qui s’est passé à l’Assemblée cet automne
Le projet de budget de la Sécurité sociale pour 2027 (PLFSS 2027) prévoyait, dans son article 8, d’étendre la « taxe soda » créée en 2012 aux aliments solides sucrés préemballés : biscuits, viennoiseries et gâteaux industriels, céréales du petit-déjeuner, barres céréalières, confiseries et chocolats.
Le mécanisme visait les produits réunissant deux conditions : au moins 10 g de sucres pour 100 g et au moins un additif alimentaire dans la recette. Les produits artisanaux non préemballés vendus en boulangerie-pâtisserie et les produits sous AOP ou IGP en étaient exclus. Le barème allait de 4,07 € à 22 € par quintal (100 kg) selon la teneur en sucre.
Adoptée par la commission des affaires sociales mi-octobre, la mesure a finalement été supprimée en séance le jeudi 22 octobre 2026, par 86 voix contre 58. Ce vote n’est pas définitif : le texte part au Sénat, qui doit se prononcer à son tour en novembre. Le gouvernement attendait environ 300 millions d’euros de recettes de cette taxe.
- Ciblé : les produits sucrés industriels préemballés contenant des additifs.
- Statut : rejeté par l’Assemblée en première lecture, examen au Sénat à suivre.
- Le message de fond : les pouvoirs publics veulent faire baisser la quantité de sucre que nous consommons sans y penser.
Combien de sucre, au juste ?
L’Anses fixe un plafond de 100 g de sucres totaux par jour pour un adulte (hors lactose et galactose), 75 g pour un enfant de 8 à 12 ans et 60 g pour un enfant de 4 à 7 ans. L’OMS recommande de son côté de limiter les sucres libres à moins de 10 % des apports énergétiques, idéalement moins de 5 %, soit environ 50 g, voire 25 g, pour un régime de 2 000 kcal.
Or, selon les données relayées par Santé.fr, 20 à 30 % des adultes et adolescents dépassent ce plafond, tout comme 60 % des enfants de 8 à 12 ans et 75 % des 4-7 ans. Une bonne partie de ce sucre est « caché » dans des produits du quotidien : boissons, biscuits, céréales, sauces.
L’Anses le rappelle aussi : remplacer le sucre par des édulcorants n’est pas une solution miracle, faute de bénéfice démontré. La piste la plus solide reste de réduire progressivement le goût sucré de notre alimentation, dès le plus jeune âge.
La bonne nouvelle : les graines et les amandes ont la cote
Depuis 2019, les repères nutritionnels du PNNS recommandent de consommer une petite poignée de fruits à coque par jour (amandes, noix, noisettes, pistaches…), sans sel ajouté. Riches en bonnes graisses insaturées, en fibres et en minéraux, ils sont pourtant encore boudés : une enquête de Santé publique France relevait que 85 % des adultes n’en mangeaient pas les jours étudiés.
Dans les foyers du Maghreb, on n’a jamais eu besoin d’une recommandation officielle pour cela. Les amandes sont partout dans la pâtisserie, le zenjlan (graines de sésame) dore la chebakia et les losanges, et les pipas (graines de tournesol) se grignotent à la terrasse, entre amis, comme un rituel.
| Pour 100 g | Amandes | Sésame (zenjlan) | Tournesol (pipas) |
|---|---|---|---|
| Protéines | 25,4 g | 17,7 g | 20,2 g |
| Fibres | 12,6 g | 7,9 g | 6,4 g |
| Magnésium | 232 mg | 324 mg | 364 mg |
| Sucres | ≈ 1 g | faible | faible |
Valeurs moyennes issues de la table Ciqual (Anses). Ce sont des aliments très énergétiques (environ 630 à 650 kcal pour 100 g) : on les déguste en petite quantité.
Le vrai levier : des douceurs plus simples, moins sucrées
Le débat sur la taxe vise surtout les produits industriels ultra-transformés. Pour se faire plaisir autrement, il suffit souvent de revenir à des recettes courtes : des graines, des amandes, des fruits secs, une touche de miel, et beaucoup de goût. Le croquant et les arômes torréfiés font une partie du travail que l’on demande d’habitude au sucre.
C’est la direction que nous suivons chez Maghreb Délice : des pâtisseries préparées à la main, avec moins de sucre et des ingrédients naturels. Nos losanges aux figues, dattes et sésame tirent l’essentiel de leur douceur des fruits secs, et notre fekkas aux amandes et raisins mise sur le croquant plutôt que sur le sirop.
Envie d’aller plus loin ? Dans notre article Pipas, zenjlan et amandes : le trio croquant à savourer avec moins de sucre, nous détaillons les atouts de chaque graine et une recette maison toute simple.
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Voir nos gâteaux →Sources : Anses et Santé.fr (repères sur les sucres), Santé publique France / PNNS (fruits à coque), table Ciqual (Anses), LCP, La Banque et F&CM (débat sur le PLFSS 2027, octobre 2026). Ces informations sont générales et ne remplacent pas l’avis d’un professionnel de santé. Le sésame et les fruits à coque font partie des allergènes majeurs.


